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dimanche 24 avril 2011

Flip est mort et votre smartphone a du sang sur les mains


Flip nous a quitté. Dépassé par le tourbillon de la modernité et de l’innovation, le petit gadget au capital sympathie si élevé n’a pas survécu aux assauts de smartphones toujours plus grands, plus beaux, plus forts, plus intelligents. Repose en paix, Flip!
Le sympathique petit camescope numérique n’est pas mort de vieillesse mais bel et bien euthanasié par son créateur: Cisco a en effet brutalement retiré Flip de la circulation. Les coupables? Vos smartphones.
Il n’y a pas si longtemps, les caméras des smartphones étaient tellement mauvaises qu’il pouvait exister un segment de marché pour un petit appareil compact, simple d’emploi, capable de réaliser facilement des films sans prétention. Mais plus aujourd’hui, car le moindre smartphone d’entrée de gamme est capable de telles prouesses, comme d’ailleurs bon nombre de dumbphones.
Même en ayant évolué jusqu’à l’Ultra HD, Flip était quand même devenu un dinosaure. Le couperet est donc tombé sur ce petit gadget, de même que sur 550 employés qui travaillaient dessus.

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lundi 18 avril 2011

Une « flash connection » rapproche Paris et banlieue

L’inconnu près de chez soi. Julia Cordonnier, photographe, a demandé à dix jeunes parisiens et dix jeunes de la banlieue nord d’effectuer un échange de quartiers, le temps, pour eux, de réaliser un travail photographique. Astrid, 25 ans, habite Epinay : ? On a beaucoup de préjugés, que ce soit sur la banlieue ou sur Paris. Le fait de participer à cette expérience m’a permis de voir les choses par moi-même. Julia m’a proposé la Place Blanche, dans le quartier de Pigalle, à Paris, et j’ai accepté. La journée, il ne s’y passe pas grand-chose mais la nuit, c’est carrément un autre monde, on a tous ces touristes qui montrent leurs fesses ou leurs torses, ou qui font leur Marilyn Monroe au-dessus de la bouche d’aération qu’il y a là-bas, c’est super ! ?
Sabrina, 27 ans, a photographié Aubervilliers et vu son sourire, elle ne semble pas le regretter : ? ?a a développé mon sens de l’observation, ma manière de manipuler un appareil photo. ? Elle se souvient d’un chien qui n’était pas chaud pour être pris en photo : ? J’ai déjà très peur des chiens à la base. Un jour, un chien a failli me sauter dessus mais heureusement, il était bien attaché. A part ?a, tout s’est très bien passé et si je pouvais je recommencerais l’an prochain, ?a serait avec plaisir. ? L’aventure, en effet, reprend en janvier 2009. Pour pouvoir vous inscrire, envoyer un mail à  et tous les détails vous seront fournis.
En parlant avec Eriola, 23 ans, je m’aper?ois qu’un véritable échange s’est produit entre les jeunes photographes. ? Je suis d’Aubervilliers et Sabrina du 19e, alors on s’est aidé pour pouvoir aller dans le quartier de l’autre. Je lui ai présenté Aubervilliers en la guidant, en lui parlant d’endroits clés de la ville et elle en a fait de même pour moi. ? Erolia, étudiant en cinéma, dit qu’il a maintenant l’intention d’ouvrir un atelier photo pour les jeunes de sa ville.
Sa s?ur a aussi participé au projet, elle s’appelle Alexandra, elle a 15 ans, ce qui fait d’elle, la benjamine du groupe. ? Je me suis rendu compte que la photo, ce n’était pas si facile que ?a en a l’air, il faut parfois recommencer plusieurs fois ses clichés, mais sinon, j’ai vraiment trouvé ?a sympa. ? Nina, 18 ans, fait déjà de la photo et aimerait en faire son métier. Le projet lui a permis de se forger un peu plus et d’affronter l’autre : ? Lorsque l’on prend des photos en extérieur, les gens vous regardent en voulant savoir ce qu’il se passe, j’ai trouvé ?a intéressant d’être confronté à ces regards. ? Pour l’exposition, Nina a fait de superbes photos dans le Marais, quartier juif et gay qu’elle trouve ? très vivant ?.
Après avoir discuté avec les photographes en herbe, je me suis intéressée aux spectateurs. Diane, Juliette et Julien, 18 ans tous trois, sont d’accord : ? C’est très actuelle comme exposition et ?a montre bien qu’il y a des bonnes choses à Paris comme en banlieue, ou que Paris ce n’est pas que des monuments mais aussi de la vie. ?a casse un peu les préjugés et puis, le jeu de mots Diverses cités, on le ressent bien dans les photos. C’est sympa comme expo ! ? Marc, un ingénieur de 37 ans est aussi sous le charme : ? ?a m’a aussi donné envie d’aller à Drancy pour aller voir cet ancien camp de travail de plus près. C’est fou, c’est à c?té mais on n’y va pas forcément. ?
Vous l’aurez compris, l’exposition a plu et parvient à rendre l’atmosphère de Paris et de sa banlieue nord : un couple d’homosexuels bras-dessus bras-dessous, un gentleman par excellence pris de dos, des visages, des rues, des sols, des tombes, ou encore arrêts de bus… L’histoire d’amour qui unit Paris et son périph avec ses hauts et ses bas, racontée en quelques clichées. L’accrochage des photographies fait que le cimetière du Père Lachaise c?toie le cimetière franco-musulman de Bobigny ou que Notre-Dame de Paris jouxte la basilique de Saint-Denis entre autres. On ressort de cette expo le sourire aux lèvres.
Ndembo Boueya
*Les photos sont/seront visibles :

Confluences, 190 bld de Charonne dans le 20eme jusqu’au 16 novembre

Café Expo à l’université Paris 13 (Villetaneuse) du 24 novembre au 5 décembre

Mairie d’Aubervilliers courant janvier


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lundi 11 avril 2011

Lotfi et la pizza AK 47

Lotfi, un mec qui parle peu. Le genre de type qui bouge en silence. Qui fait ses affaires en toute discrétion. Une main de fer dans un gant de velours. Au lycée, il restait au fond. Muet. Il ne participait jamais au cours, ni pour répondre aux questions des professeurs, ni pour mettre son grain de sel quand ?a partait en cacahuète. Il observait, papotait parfois avec moi en prenant soin de ne pas se faire repérer. Je l’aimais bien. Il était simple, de confiance. Calme, la force tranquille, il ne fallait pas le chercher. Un jour il défon?a comme un chiffon un mec à base de droites dans la machoire. C’est impressionnant de voir quelqu’un de réservé s’acharner sur un mec. Lotfi était toujours dans les embrouilles de quartiers. Pas si calme que ?a…
Le lycée fini, moi le bac ES en poche direction la fac de Villetaneuse pour de nouvelles aventures, lui direction une pizzeria de Montreuil, nos chemins se sont séparés. Très bon footballeur, il jouait au Red Star Club Montreuil. Il aurait pu faire un super joueur avec plus d’implication, d’envie, et de soutien, surtout. Je le revoyais dans la rue. On discutait de tout et de rien : ? Tu fais quoi ? – Rien, la même. On est là. La pizzeria… ? ?a me chagrinait, le mec n’était pas bête, il pouvait faire quelque chose de sa vie, au lieu de ?a je le voyais se satisfaire de ce qu’il avait comme livreur. C’est ce que je pensais…
Au fur et à mesure, des histoires sur lui arrivèrent à mes oreilles. Lors d’une descente dans un quartier en embrouilles avec le sien, un mec a fait péter l’AK 47. Ce serait Lotfi. Puis un braquage de la pompe à essence de sa cité. ?a serait lui encore. Les rumeurs sont ce qu’elles sont, mais parfois elles ne surgissent pas du néant.
Je revoyais Lotfi de temps à autre, souvent le vendredi sortant de la mosquée, ? Salam ?a va ? à peine articulé et il s’empressait de filer. Il était très pratiquant. Il priait, je?nait sans pour autant s’interdire les plaisirs de la chair : un musulman comme beaucoup d’autres dans les quartiers que je fréquente. Loin du baratin sur les salafistes qui auraient la mainmise sur les quartiers, quand on sait que ces derniers rejettent le pouvoir politique qu’ils considèrent comme illicite.
Or l’illicite et le pouvoir attiraient de plus en plus Lotfi. Il débarqua un jour en Mercedes dans sa cité. A partir de là, le défilé des berlines commen?a. Il n’arrêtait pas d’aller et venir dans sa cave, y déposant des gros paquets. Jusqu’à ce que Lotfi se fasse ? péter ?. Les flics lui mirent la main dessus. Lotfi était devenu un grossiste, un débiteur de cannabis, il faisait passer des litres et des litres. En pleine expansion, son bizness a été stoppé. Je ne sais pas où il est actuellement, au chtar (prison), en liberté… A vrai dire je n’ai pas voulu en savoir plus.

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lundi 4 avril 2011

Et si le salut de la ville était en banlieue -

Souligner les dysfonctionnements, les tensions, l’isolement de la ville périphérique contemporaine est souvent de mise lorsque l’on tente de caractériser ce territoire. Cependant, et même s’il semble que ces remarques soient mentionnées à juste titre, une dimension fondamentale reste souvent occultée dans ce discours : la banlieue est aussi le territoire du possible.
La ville est une matière vivante qui mute, se développe, se contracte, s’étend, se disloque… Lorsqu’elle n’évolue plus, elle se consume. Celle-ci doit donc en permanence jouer de temporalités multiples ; son héritage, son état actuel et son avenir, représentant la porte entrouverte qui garantit son renouvellement et sa prospérité. La dématérialisation des formes commerciales et de services, la raréfaction des énergies fossiles, l’expansion des communications, les nouveaux moyens de transport, la prise en compte des co?ts environnementaux du développement humain sont autant de facteurs de mutation qui feront que nous ne vivrons pas la ville demain comme aujourd’hui.
En mettant en perspective ces bouleversements programmés, la banlieue ne représente-t-elle pas aussi la solution ? N’est-elle pas cette porte entrouverte qui permettrait la régénération de l’agglomération alors que les potentiels des centres restent à relativiser d? à leur saturation? Le territoire périphérique plus disponible, plus élastique mais aussi plus jeune, ne serait-il pas mieux à même de supporter les évolutions qui s’imposeront à la ville? Ne pouvant qu’entrevoir les répercutions à venir, un élément de réflexion semble s’imposer : la banlieue ne pourra s’adapter si elle perdure à travers le modèle qui l’a vu na?tre.
Plut?t que de voir la ville muter au rythme des problèmes et difficultés qui s’imposent à elle, ceux-ci sont repoussés en périphérie, formant la banlieue sur le principe d’une fuite en avant. Deux formes d’exclusions peuvent être distinguées comme moteur du gonflement des périphéries. D’une part, une exclusion volontaire d’une population tentant d’échapper aux nuisances et aux effets de proximité du centre-ville tout en espérant rester en connexion avec ce dernier. D’autre part, une exclusion subie contraignant certains habitants à s’éloigner du centre dans lequel les logements sont devenus trop rares et trop co?teux.
Progressivement, ces mouvements ont provoqué les dysfonctionnements connus à l’heure actuelle (étalement urbain, isolement, manque de mixité fonctionnelle et sociale). On constate donc que ces deux phénomènes résultent d’une même cause : l’incapacité d’avoir pu transformer et mieux vivre la ville, tant au niveau de son cadre et de son environnement qu’au niveau de son accessibilité aux logements et aux emplois.
Mieux vivre la ville, c’est bien là le défi fondamental lancé aux urbanistes. Au regard des évolutions passées, les potentialités de transformation, d’absorption, de requalification d’une ville qui se reconstruit sans cesse sur elle-même semblent être une réponse efficace aux bouleversements à venir. C’est dans ce contexte que le territoire de la banlieue peut se retourner sur lui-même, en offrant de nouvelles formes et pratiques urbaines. Ce grand chantier du possible sera sans doute l’occasion de voir émerger une ville moins dépendante de l’automobile, une ville plus fluide, une ville plus mixte…
Considérer ce territoire comme support de nouvelles utopies urbaines mérite de le placer au centre des préoccupations d’aménagements et non relégué comme espace secondaire, suivant les tendances et évolutions de l’hyper-centre. Prévoir les potentialités stratégiques de la banlieue, c’est dès aujourd’hui le considérer comme prioritaire.
Cette inversion de regard entre centre et périphérie para?t entrer un tant soit peu en résonance avec une démarche politique et urbaine qui évolue lentement. Ainsi, la consultation publique sur le Grand Paris représente sans doute un gage d’évolution, posant les bases d’une nouvelle vision considérant la ville avant tout comme agglomération. Je me permettrai de conclure cet article en introduisant dans cette réflexion ma propre situation d’étudiant en architecture et urbanisme. Prendre pour objet d’étude une ville de périphérie comme une source d’enjeux urbains, économiques et sociaux des plus déterminants contredit l’idée que la banlieue serait un territoire dépourvu d’intérêts. Ce témoignage prend comme exemple le groupe d’étude auquel j’appartiens, ayant pour objectif d’émettre des projets urbains fictifs sur la ville de Bondy.
Mais plus généralement, c’est l’ensemble de l’enseignement dispensé au sein d’une école d’architecture parisienne (Paris Val-de-Seine) qui se focalise majoritairement sur les questions que pose la périphérie. Loin de moi l’idée de vouloir surestimer le pouvoir et les répercussions à court terme de cette prise en considération, il n’en demeure pas moins qu’elle participe ou participera, à son échelle, à regarder la banlieue selon une attention renouvelée.
Antoine Serralunga
Photo : Canal de l’Ourcq et Nationale 3 à Bondy.

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